Le 13 septembre 2026, le CKPA de Chauny organisait pour la première fois le Défi des 3 Singes. L’événement réunissait trois disciplines : le VTT, la course à pied et le canoë-kayak. Je n’ai pas suivi l’ensemble de la journée. Mon reportage s’est concentré sur le départ au Rond d’Orléans et l’arrivée du VTT à Amigny-Rouy, avec quelques images prises autour des sites et au club.
Une première édition commence bien avant le passage des participants. Il faut installer, préparer, orienter, accueillir. À l’arrivée, sous une tente, deux personnes s’affairent derrière une table où sont disposés boissons, gobelets et matériel de service. Au sol, les fûts et les bonbonnes rappellent la partie très concrète d’une manifestation sportive : celle qui réuni participants et bénévoles au fil de la journée.
Un départ dans les bois
Dans la forêt de Saint-Gonain, le départ du VTT rassemble le groupe les 50 binômes de cyclistes. Les roues se suivent sur le gravier, les regards restent tournés vers la route et chacun avance à son rythme dans ce premier mouvement collectif. Le paysage ne disparaît pas derrière l’épreuve : il accompagne les coureurs, entre sous-bois, herbes hautes et chemins humides.
La météo, très capricieuse, a marqué cette épreuve. Elle se lit sur les vêtements mouillés, la boue qui couvre les jambes et les vélos, mais aussi dans cette lumière changeante qui traverse les chemins. Un participant apparaît seul sur une portion de route, le visage concentré, couvert d’éclaboussures. Enfin le dernier binôme de vététistes roule côte à côte. L’un sourit largement, tandis que l’autre poursuit son effort avec un regard attentif vers l’avant. Ces instants montrent une course faite de concentration, d’effort et de moments partagés, sans réduire la journée à un simple résultat.
Entre terre et eau
À quelques pas d’un cours d’eau, des canoës orange attendent au bord de la berge. Ils donnent une présence immédiate à la troisième dimension du défi et rappellent que le CKPA avait imaginé une manifestation traversant plusieurs terrains de pratique. L’eau est calme sur l’image, en contraste avec l’activité visible sur les chemins et autour des espaces d’accueil.
Ce que je retiens de cette première édition, c’est autant le mouvement des participants que ce qui l’entoure : les installations, les passages rapides, les équipements posés au bord de l’eau et les personnes qui rendent la journée possible. Le VTT offre ici plusieurs visages, du départ groupé au retour sous la pluie. Entre ces deux moments, il y a le parcours, l’effort et une météo qui oblige chacun à composer avec les conditions du jour.
Ce reportage ne raconte pas toute la manifestation. Il en garde quelques repères : un club qui se lance dans une nouvelle organisation, des participants engagés sur leurs vélos et une journée où la terre, l’eau et le ciel ont pleinement participé au décor.














